STAYER-FR PALMARES

STAYER-FR PALMARES

CHAMPIONNATS DU MONDE PROFESSIONNELS 1895 - 1994

Bientôt en ligne … Patience … Nous mettons en ligne ces palmarès au fur et à mesure …


CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND 1927

Travail réalisé par Patrick Police et François Bonnin site STAYER FR

Toute reproduction – partielle ou non – de ce travail

devra faire l’objet d’une demande spécifique auprès de STAYER FR

 

 

 

 

 

Wuppertal - piste Elberfeld Bergisches Stadion

Vendredi 22 et Dimanche 24 Juillet 1927

 

 

 Qualifications 1ère série - vendredi 22 Juillet 9h

 

 

 

 

  1. Frans Leddy (P-B) - entr. ... (?) Ceuremans (?) - les 100 km en 1h 10'19"
  2. Victor Linart (BEL) - entr. Arthur Pasquier (FRA) - à 380 m
  3. Walter Sawall (ALL) - entr. Ernest Pasquier (FRA) - à 405 m
  4. Léon Parisot (FRA) - entr. Julien Requis (FRA) - à 560 m
  5. Hans Lauppi (CH) - entr. ... ... - à 3 100 m

 

La course : Elle fut menée tambour battant sur la piste à peine sèche par par Leddy, suivi constamment par Linart qui ne chercha jamais à lutter pour la première place.

Le Suisse Lauppi, un temps  remonté à la quatrième place, a été victime de problèmes de moto, Parisot, doublé par lui et Sawall perdant quant à lui son tour au 90è km.

 

 

Qualification 2ème série - vendredi 22 Juillet

  1. Jean Brunier (FRA) - entr. Léon Didier (FRA) - les 100 km en 1 h 8'35" (moy. 88 km/h : record)
  2. Paul Suter (CH) - entr. Daniel Lavalade (FRA) - à 1 500m
  3. Paul Krewer (ALL) - entr. Christian Jungeburth - à 3 400m
  4. Léopoldo Toricelli (ITA) - entr. ... ? Colonna (FRA) - à 3 650m
  5. Léon Vanderstuyft (BEL) - entr. ... ... ? - à 15 500 m

N.C : Jan Snoek -  (P-B) entr. ... ... ? - abandon au 35ème km

 

La course : Paul Suter, parti en tête devant Snoek et Brunier, est dès le deuxième tour doublé par Brunier qui roule en trombe dans le sillage impressionnant de Léon Didier.

Suter Krewer et Snoek vont être victimes de crevaison entre le dixième et le vingtième  kilomètre.

L'Italien Toricelli est victime d'une panne moto en fin de course, tout comme Snoek l'avait été  au dixième  kilomètre.

Le stayer français Jean Brunier a fait une telle impression durant cette course, où il a battu le record du monde (88 kilomètres dans l'heure) que les observateurs en font leur favori pour la finale de dimanche.

 

Finale - Dimanche 24 Juillet - 18 H

 

  1. Victor Linart (BEL) - entr. Arthur Pasquier (FRA) - les 100 km en 1h 8'43"
  2. Paul Krewer (ALL) - entr. Christian Jungeburth - à 180 m
  3. Walter Sawall (ALL) - entr. Ernest Pasquier (FRA) - à 190 m
  4. Paul Suter (CH) - entr. Daniel Lavalade (FRA) - à 700 m
  5. Jean Brunier - entr. Léon Didier (FRA) - à 1 200 m
  6. Léon Parisot (FRA) - entr. Julien Requis (FRA) - à 11 500m

N.C : Franz Leddy (P-B) - entr. ... ? Ceuremans (?); Léopoldo Toricelli (ITA) - entr. ... ? Colonna (FRA) (abandons)

  

La course : Trente mille spectateurs ont bravé le mauvais temps (pluies intermittentes) pour assister à cette finale.

La veille, et le jour même, de très âpres discussions se font jour entre les entraîneurs et les commissaires Meredith, Lecomte et Marzhold.

Evidemment, Léon Didier est au centre des discussions, et le ton monte avec l'entraîneur Jungehans notamment, et les palabres s'amplifient aux alentours des seize heures !

La discussion se prolonge lorsqu'il est décidé d'attribuer à Victor Linart, par un tirage au sort,  la première position au départ, ce qui s'avèrera un avantage énorme.

Linart et Krewer partent sans anicroches, alors que derrière les coureurs marquent un temps d'arrêt suite  à l'annonce d'un inconnu qui déclare : "Pas de départ, un des entraîneurs n'est pas en règle !"

Linart conservera sa position de tête sur la ligne de départ, ainsi que Krewer la seconde, pendant toute la course.

Brunier, parti de la sixième position, remonte vers la tête de course non sans rencontrer une vive résistance à chacun de ses dépassements, notamment sur Sawall, Suter et Leddy.

Remonté à la troisième position, et après une courte pause, il tentera au quarantième kilomètre de passer Krewer, qui résistera à chaque fois : la légende du" stayer porc-épic" est en marche.

Sa deuxième attaque après le soixante-dixième kilomètre,  pendant laquelle il remonte à 92 km/h sur Krewer - à qui Léon Didier avait laissé du champ pour préparer une attaque de loin - est tout près de réussir, mais Krewer a le dernier mot et Brunier décolle imparablement, Léon Didier l'oubliant sur près d'un demi-tour, et malgré une lutte courageuse, va jusqu'à perdre deux tours.

Derrière, l'Allemand Sawall reprendra la troisième position à Suter, puis tentera en vain de dépasser Krewer.

Victor Linart remporte là son quatrième et dernier titre de champion du Monde des stayers (record).

Quant à Jean Brunier, l'autre héros du tournoi, qui avait effectué une démonstration éblouissante en qualification, il abandonnera le demi-fond dès la fin de l'année 1927.

 

* Complément les noms des entraineurs des 3 concurrents éliminés en série ne sont pas donnés 

Pour mémoire : 

  • Hans Lauppi (5ème de la première série) était entrainé dans le championnat de Suisse (où il se classe second) par Willy Hesslich (ALL)
  • (à noter que P. Süter remporte ce championnat avec Lavalade, qui sera  son entraîneur au mondial) 
  •  Léon Vanderstuyft (5° de la  deuxième série) était entrainé par Caudrillier dans le championnat de Belgique disputé à Paris ( !) au vélodrome Buffalo le 8 Mai 1927, où il se classe deuxième derrière Linart ; à noter qu'il a été entraîné par le même Caudrillier dans toutes les épreuves mentionnées par L’Auto avec les listes d’entraineurs.
  • Jan Snoek  (éliminé dans la deuxième série – abandon-) a remporté le 18 Juillet 1927 le championnat des Pays-Bas, entraîné par Kaeser

Sources : Miroir des Sports n° 384; L'Auto du 25 Juillet 1928; Haarlem dagblad 25 Juillet 1927 pagina 12

 

 

 


23/11/2017
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CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS 1922

Travail réalisé par François Bonnin

Toute reproduction – partielle ou non – de ce travail devra faire l’objet d’une demande spécifique auprès de STAYER FR

 

Nota : vous pouvez retrouver les palmarès du demi-fond dans le livre "Le demi-fond, Histoire d'une spécialité du cyclisme " ... à part"" 

disponible aux Editions de Phénicie  http://www.leseditionsdephenicie.fr/fr  ou directement via le site !

 

 

CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS 1922

Liverpool - vélodrome de New Brighton - Samedi 5 Août (QUALIFICATIONS)

Paris - vélodrome du Parc des Princes - Dimanche 17 Septembre (FINALE)

 

Cinq inscrits : Gustave Ganay, Léon Vanderstuyft, Paul Suter, Daniel Lavalade, Piet Dickentman. Le tenant du titre, Victor Linart, est retenu en Amérique.

Qualification pour les trois meilleurs temps.

De l'avis des observateurs, la piste de New Brighton, d'un développement de cinq-cent trente-six mètres, comportant une ligne droite de cent trente mètres, est inadaptée, notamment par la faiblesse de la pente de ses virages, à la pratique du demi-fond. (Impossibilité d'évoluer, avec le rouleau à 0.60m, à plus de 70 km/h)

D'une manière générale, les observateurs font le constat d'un équipement inadapté à l'évènement.

 

QUALIFICATIONS - 1ère série - Samedi 5 Août

  1. Léon Vanderstuyft (BEL) - entr. Henri Saugé (FRA) - les 50km en 44'40"1/5
  2. Gustave Ganay (FRA) - entr. ... ... ? - à 1t 1/4 -    45'42"3/5

La course : Gustave Ganay ne pourra lutter avec Léon Vanderstuyft, suite à un bris du rouleau de la moto de son entraîneur.

 

QUALIFICATIONS - 2ème série - Samedi 5 Août

  1. Paul Suter (CH) - entr. ... ... ? - les 50km en 46'4"3/5
  2. Piet Dickentman (P-B) - entr. ... ... ? - 46'45"
  3.  Daniel Lavalade - entr. ... ... ?  - 47'40"3/5

La course : Daniel Lavalade, alors second, n'a pu également  contrecarer le cavalier seul  de Paul Suter suite à une crevaison survenue à trois tours de la fin. 

 

FINALE - Lundi 7 Août 

Elle est ajournée à cause des intempéries. Sur place, une commission de l'U.C.I. décide de reporter la réunion à la deuxième quinzaine du mois de septembre, et de remettre un canier des charges qui sera remis aux vélodromes de Paris et d'Amsterdam.

 

 

 

 

Finale - Dimanche 17 Septembre

 

  1. Léon  Vanderstuyft (BEL) - entr. Henri Saugé - les 100 km en 1h 25'46"1/5
  2. Paul Suter (CH) - entr. ... ... ? - à 400 m, soit 3/4 de tour
  3. Gustave Ganay (FRA) - entr. .?  Naso puis ... ? Requis -  à 900 m, soit 1t 1/2

La course : Temps maussade, post pluvieux (bruine et averse).

Départ des trois coureurs sur la même ligne.  Léon Vanderstuyft, parti en tête, n'a jamais été dépassé durant la course.

Un temps, Suter, qui a très vite pris la seconde position à Ganay, va être doublé par Vanderstuyft réussira à revenir à deux cents mètres de Vanderstuyft.

Ganay quant à lui a tenté dès le départ de doubler Vanderstuyft, et ayant pris un temps la seconde position à la faveur du changement de moto de l'entraîneur de Suter, n'aura de cesse d'attaquer; hélas, la moto de Naso connaît des ratés : changement de pacemaker avant de retrouver plus tard le sillage de Naso, pendant lequel Vanderstuyft le double.

Au  cours d'une attaque, Suter décolle et Ganay reprend la seconde place. 35km 200 ont été accomplis durant la demi-heure. 

Aux cinquante kilomètres, Ganay est à sept cents mètres du coureur belge, Suter à huit-cent-cinquante.

Après le soixantième kilomètre, abattu en 50'49", Ganay va à quatre reprises tenter de dépasser Vanderstuyft, avant de  décoller, l'entraîneur du coureur belge le faisant même "voyager": Suter en profite pour dépasser le stayer marseillais.

Suter, qui s'est rapproché de Vanderstuyft réussit à le doubler et entreprend une âpre remontée.

70KM 600 dans l'heure. Suter jette ses dernières forces et au quatre-vingt-dixième kilomètre, s'est rapproché à 250 m de Vandersuyft.

Mais il  ne reprendra jamais l'homme de tête. 

Selon le journaliste Gabriel Hanot, il est clair que le vainqueur a largement eu recours à la "dynamite", compte tenu de son état à l'arrivée.

 

Source : Le Radical, le Miroir des Sports, l'Auto.


 

 

 

 

Nota : vous pouvez retrouver les palmarès du demi-fond dans le livre "Le demi-fond, Histoire d'une spécialité du cyclisme " ... à part"" 

disponible aux Editions de Phénicie  http://www.leseditionsdephenicie.fr/fr  ou directement via le site !

 


24/11/2017
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CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS 1905

 

Travail réalisé par Patrick Police site STAYER FR

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Nota : vous pouvez retrouver les palmarès du demi-fond dans le livre "Le demi-fond, Histoire d'une spécialité du cyclisme " ... à part" " 

 

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CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS

100 km derrière tandems à pétrole et motocyclettes

Lundi 24 Juillet - Anvers - piste de Zurenborg

 

La course, prévue pour se dérouler le dimanche 23 aura finalement lieu - pour cause d'intempéries - le lendemain.

Une énorme polémique naît suite à la décision de l'U.C.I. d'autoriser au Hollandais Dickentman l'utilisation de son volumineux tandem d'entraînement de 40 cv,dispensiateur d'un abri conséquent. La réclamation de Robert Walthour ne sera pas même examinée lors du congrès tenu le 22 à Anvers.

 

  1. Robert "Bobbie" Walthour (EUA) - entr. "Gussie" Lawson (EUA) puis Franz Hoffmann (ALL) - les 100 km en 1h 18'54"
  2. Paul Guignard - entr. ... ? Bertin (FRA) - à 5 t
  3. Piet Dickentman (P-B) - entr. ... ... ? (P-B) - à 7 t
  4. Willy Schmitter (ALL) - entr. ... ... ? - à 14 t
  5. Yvan Goor (BEL) - entr. .. ... ? - à 17 t
  6. Arthur Vanderstuyft (BEL) - entr. ... ... ? - à 24t
  7. Louis Luyckens (BEL) - entr. ... ... ? - x t

N.C : Thommy Hall (G-B) - entr. Franz Hoffmann (ALL) (ab. au 40 ème km); Peter Gunther - entr. ... ...? (ALL) (abandon au 12ème km; ... ? Anton Huber -(ALL) - entr. ... ... (abandon vers la fin de course)?  

La courseSeize heures : les coureurs et les teneurs sont alignés en deux lignes parallèles en retrait de la ligne de départ.

Tous les coureurs portent un casque protecteur. 

La lutte va se circonscrire devant 15 000 spectateurs, entre trois protagonistes : l'Américain Walthour, tenant du titre et grandissime favori, le Hollandais Dickentman, avantagé par son tandemn, et le Français Paul Guignard.

La prise des entraîneurs est fluide, malgré le nombre des concurrents en piste, et voit Hall prendre la tête. Pourtant, Dickentman se détache irrésistiblement, malgré la résistance de Walthour, visiblement limité avec son 58 x 11 dans son action par la puissance de l'engin d'entraînement loué à son arrivée en Europe.

Au bout de vingt tours, Dickentman a pris un tour à l'Américain.  Au cinquantième tour, Paul Guignard doit changer de machine, ce qui lui fait perdre quatre tours.

Pendant ce temps, Walthour lutte désespérément, fait "voyager " au maximum Dickentman lors de ses dépassements, mais décolle finalement et perd un tour supplémentaire.

Tommy Hall, qui souffre trop des séquelles d'une récente chute, va se retirer.

Ici, laissons l'Américain décrire sa course : "J'avais remarqué que Piet Dickentman fléchissait toujours après avoir emballé  la course à 80 km/h. Du coup, Lawson, mon entraîneur, avait pour mission de coller au plus près du Hollandais afin de rester le plus longtemps dans son sillage, car je me savais limité par la puissance de la moto que nous avions loué à Paris.

C'est en perdant encore un tour sur lui que je me suis mis à espérer qu'un concurrent quitte la course pour récupérer sa moto d'entraînement."

 

 

 " Toujours à 80 à l'heure, en milieu ou haut de piste car la corde était encombrée, ( à un moment nous nous sommes retrouvés à huit (!) dans le virage) j'en étais de ces pensées lorsque je me mis à ralentir vers le quarantième kilomètre pour aborder Tommy Hall qui n'avait à ce moment plus aucune chance de gagner, et je l'abordais : "Dites, Monsieur Hall, vous êtes hors du coup, non ? N'oublie pas que tu es marié, et que tu as toutes les chances aujourd'hui de te casser les reins dans ce bazar." "Et vous, vous avez bien une femme et quatre enfants, non ? Vous êtes bien fou de courir ici"  me répond-il; "Oui, mais moi je vais gagner ! " Hall me rétorque alors : l" Votre  moteur n'est pas assez fort. Il vous  faudrait le mien." Et alors son entraîneur Hoffmann de s'écrier : " 500 marks !" "Entendu ! Prenez-moi dans quelques tours !"

"J'avais trois tours et demi de retard lorsque Hoffmann est venu me "cueillir" . Et tout de suite, j'ai tourné à une seconde de moins au tour. Je hurle alors à Hoffmann en tombant sur l'équipage de Dickentman : "Attaquez ! Passez, coûte que coûte : je suivrai !" Résultat : trois tours au coude-à-coude avec Dickentman, pendant lesquels le public va faire trembler les tribunes. Ca vibre de partout, comme dans un tremblement de terre, avec  en plus Hoffmann qui me hurle : "Go ! Go on ! " On est passé, et en moins de trois kilomètres, nous le doublerons. Avant l'heure de course, au bout de laquelle on aura abattu 76km 470, nous nous retrouvons en tête. Nous n'aurons plus qu'à surveiller le Français Guignard, qui roule depuis le départ à une allure de métronome.

A vingt-cinq tours de la fin, c'est gagné, mais mes poignets me font souffrir maintenant. Au bout, ce sera le "Yankee Doodle", une ovation indescriptible, et plus tard, les télégrammes au pays.  Je ne me suis jamais senti aussi fort en course. Et voir le sourire suffisant du gros entraîneur allemand de Dickentman m'a rendu fou, vraiment. Je l'avais encore dit ce matin à Gussie Lawson : je peux battre Dickentman, et jamais on n'aurait dû l'autoriser à courir derrière ce tandem "

La presse ne tarit pas d'éloges sur le stayer américain : un "crack" "un vrai champion" "le stayer le plus extraordinaires jamais paru sur une piste".

La demi- heure de course : 38km 660. Dans l'heure 76.470 km ont été parcourus.

Sources : LVGA; l'Auto; Life in the slipstream d'Andrew M. Homan

 


01/12/2017
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CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS 1904

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CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS

Samedi 3 Septembre - Londres - vélodrome de Crystal Palace

100 km derrière petites motocyclettes (pas de tandems à pétrole)

 

  1. Robert Walthour (USA) - entr. Franz Hoffmann (ALL) - les 100 km en 1h 33'57" 3/5 - moy. 65.825 km/h
  2. César Simar (FRA) - entr. ... ?  Jan Olieslagers (Bel) - à 1t 1/2
  3. Arthur Vanderstuyft (BEL) - entr. ... ... , - à 12 t
  4. Axel Hansen (DAN) - entr. ... ... ? - à 12 t
  5. Edmond Audemars (CH) - entr... ... ? - à 20 t

 

N.C. :  Giovanni Gerbi  (ITA) - entr. ... ... ? - (chute)

La course : Les coureurs se tiennent sur une même ligne au départ, Walthour à la corde et seuls Hansen et Simar portent un casque protecteur.

Les observateurs notent que la piste londonienne est peu favorable à la pratique du demi-fond, de par la faiblesse de pente de ses virages, qui aura pour effet de limiter la vitesse des conccurents.

Le départ est donné en fin d'après-midi. Robert Walthour part en tête, avec sur ses talons César Simar. La course va se résumer en un duel palpitant entre les deux hommes. Simar va réussir l'exploit de dépasser Walthour et de lui prendre un tour, avant d'être victime de la panne moto de son entraîneur. Sur cet incident, il perd deux tours et dès lors Walthour est repassé en tête. En vingt tours, les deux hommes ont partagé le commandement de la course.

Mais il va revenir sur l'Américain qui a son tour est victime de pannes de la moto de son entraîneur. La nuit tombe lorsque la course se termine sur cette lutte fantastique entre le Français et l'Américain.  .

Vers la fin de la course, Giovanni Gerbi, qui semblait s'acheminer vers la troisième place, reçoit la courroie de la poulie-jante de son entraîneur sur sa roue avant, et effectue une terrible cabriole.

La nuit tombe lorsque la course se termine sur cette lutte fantastique entre le Français et l'Américain.

A son retour au quartier des coureurs, Simar est porté en triomphe, et la commission sportive de l'U.V.F. lui attribuera quelques jours plus tard une médaille d'or en récompense de sa lutte magnifique avec l'imbattable Walthour, qu'il aura même dominé à un moment de la course avant d'être victime des incidents mécaniques de son entraîneur.

Sources : L'Auto; "Life in the slipstream" Andrew M . Homan

 

 

 


30/11/2017
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