STAYER FR PALMARES

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CHAMPIONNAT DE FRANCE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS 1911

Travail réalisé par Patrick Police STAYER FR

 

Toute reproduction – partielle ou non – de ce travail

devra faire l’objet d’une demande spécifique auprès de STAYER FR

 

Nota : vous pouvez retrouver les palmarès du demi-fond dans le livre "Le demi-fond, Histoire d'une spécialité du cyclisme " ... à part"" 

disponible aux Editions de Phénicie  http://www.leseditionsdephenicie.fr/fr  ou directement via le site !

 

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS

100 km derrière  motocyclettes

Dimanche 11 Juin - Paris - véldrome du Parc des Princes 

 

L'épreuve devait initialement faire l'objet d'une course qualificative disputée une semaine auparavant sur 40 kilomètres, qui ne sera pas organisée faute de candidats.

  1. Louis Darragon - entr. ..? Collin? -  les 100 km en 1 h 23' (record)
  2. Emile Bouhours - entr. Honoré Fossier - à 1 300m (400 selon réclamation Bouhours)
  3. Daniel Lavalade - entr. ..? Pasquier – à 7 t
  4. Georges Sérès - entr. ..? Naso - à 7 t
  5. César Simar - entr. ..? Mangematin - à 8 t

N.C : Georges Parent - entr. ..? Caudrillier -  ab. à 10t de la fin; Paul Guignard - entr. "Gussie" Lawson (EUA) abandon au 70ème km

 

La course : Simar est le premier à entrer en action. Il est suivi de Darragon, Sérès et Guignard, Lavalade, Parent et Bouhours.

Darragon prend le commandement au bout de quelques tours et s'envole littéralement, doublant Guignard et Bouhours dès le cinquième kilomètre, puis Parent et Lavalade sans coup férir. Le record des dix kilomètres en battu en 7'56"1/5. Guignard, si irrésistible lorsqu'il court sur les pistes allemandes, paraît ici complètement débordé.

Darragon, au prix d'une belle lutte, va enfin doubler Simar, le revenant, l'un des ténors de la spécialité de la décade précédente.

Au vingtième kilomètre, accompli en 15'55"2/5 (record) tous les adversaires de Darragon sont désormais à un tour et plus.

Darragon chemine, impérial, pendant que les deux "revenants" Simar et Bouhours (ce dernier absent des pistes depuis de longues années, était tombé dans la précarité à la fin de sa carrière sportive. Il a été "remis dans le circuit" à la suite d'une touchante campagne menée par le journal l'Auto. Il est désormais âgé de plus de quarante ans, et revient à la compétition après une coupure de plus de cinq années) se disputent avec acharnement le deuxième place.

Aux trente kilomètres en 23'50"3/5 (record), Bouhours est victime d'une crevaison. Mais l'épatant Normand repart  et cherche bien vite à se dédoubler, pendant que Parent, étonnament absent des débats jusque là, entame un retour tonitruant une fois le changement de moto de son entraîneur effectué.

A la demi-heure, ce sont 37 km 700 qui ont été couverts. Puis c'est le record des quarante kilomètres qui tombe, en 31'48"2/5.

 

 

 

Darragon possède maintenant deux tours d'avance sur Simar, trois sur Sérès, Bouhours et Parent, quatre sur Lavalade et neuf sur Guignard, le "chouchou" du journal l'Auto, complètement hors-jeu.

A la mi-course, l'ennemi-juré de Darragon, Parent, tente alors de doubler son adversaire, sans succès, pendant que l'incroyable Bouhours se rapproche de Simar et le passe finalement aux soixante kilomètres (48'9", record). Le vénérable stayer normand va faire encore davantage :  il va doubler Darragon, sous les hourras incrédules de la foule.

Les soixante-dix kilomètres sont couverts en 56'38" (record) alors que le favori du journal l'Auto, Guignard, abandonne piteusement.

Encore un record, avec 73.675 km couverts dans l'heure. Parent décolle, la moto de son entraîneur lui refusant tout service.

Le passage aux quatre-vingt kilomètres sera l'occasion d'un nouveau record : 1h 5'36".

Dix kilomètres plus loin, Bouhours tente audacieusement de reprendre un tour à Darragon. Parent lui, bien décevant, doit abandonner à dix tours de la fin.

Il n'est pas la seule victime des incidents mécaniques de son entraîneur, puisque Simar, si à son avantage jusque là, doit faire le deuil de sa troisième place pour cette même raison.

 

Darragon a enfin renoué avec le titre national, après la parenthèse Georges Parent, et prouve qu'il est toujours un "crack".

Bouhours va se voir proposer, sa performance ayant tellement impressionné les observateurs, sa qualification pour représenter avec Darragon et Parent - le tenant du titre - la France aux championnats du Monde.

Le journal l'Auto va même lancer une soucription pour couvrir ses frais de sa participation. Hélas, Bouhours déclinera l'offre. Mais son magnifique retour aura été la sensation de ce championnat 1911.

 

Source : L'Auto

 



10/05/2018
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