STAYER-FR PALMARES

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CHAMPIONNAT DE FRANCE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS 1921

Travail réalisé par François Bonnin

Toute reproduction – partielle ou non – de ce travail devra faire l’objet d’une demande spécifique auprès de STAYER FR

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS 1921

Paris - vélodrome du Parc des Princes - Dimanche 5 Juin

 

 

FINALE DIRECTE 100 km derrière motocyclette

1- Léon Didier

   … ? Caudrillier

 1h  22'42"3/5

2- Marcel Godivier

   … ? Colonna

 à    1 tour 1/2  (1 000 mètres) 

3- Henry Fossier

Auguste Fossier

 à  12 tours

4- Daniel Lavalade

 … ?   Naso

 à 18 tours

5- Paul Guignard

Ernest Pasquier

 à 23  tours 

6- André Jubi

Julien Requis

 à 27 tours

N.C. Georges Sérès

 Henri Saugé

Abandon 90 km

N.C. Fernand Larrue

 … ?  Villepontoux

Abandon 98 km

La course : L’épreuve s’est déroulée devant une assistance  considérable; temps chaud et couvert, sans vent, propice aux grandes vitesses.

Huit concurrents engagés . La prise des entraîneurs s’effectue dans l’ordre suivant : Godivier devant Sérès, Larrue, Didier, Fossier, Lavalade, Guignard et Jubi.

En tête dès le deuxième tour Sérès attaque ses concurrents à une allure record et après le dixième tour, double Jubi, Guignard, Larrue et Lavalade ; ces deux derniers ont été les victimes de crevaisons.

Sérès passe le cap des dix kilomètres en 8'29"3/5 devant Godivier, poursuivi par Didier, et Larrue.

Sérès poursuit sa progression et s’adjuge  les records des 20 km (16'28"2/5) et 30 km (24'21"4/5).

Larrue et Godivier sont distancés avant les vingt kilomètres.

A quatre-vingt-seize tours de la fin (64 km), seul Didier se maintient dans le même tour que Sérès, qui atteint les 40 km en 32'25"4/5; à 2 tours : Fossier , Godivier; à 6 tours : Lavalade et  Guignard ; à 8 tours : Jubi; à 13 tours : Larrue.

Aux 50 km , Sérès (40'32"2/5) précède Didier de 125 mètres et Godivier de 2 tours.

Après la mi-course, Didier, par un bel effort, s’emploie à combler le retard qui le sépare de Sérès, mais voici que Godivier s’affirme également et passe coup sur coup Fossier et Guignard.

Sérès mène toujours aux 60 km (48'59"2/5), mais au quatre-vingt-quinzième tour (63 km), Didier, après un courte lutte d’une extrême violence (30"4/5 au tour) contre Sérès, s’installe au commandement.

Didier, en tête aux 70 km (57'05"3/5) devance Sérès qui, après avoir décollé est parvenu à se remettre en action et Godivier qui continue sa course régulière et rapide et se révèle comme l’un des plus frais des concurrents.

Après avoir battu le record des 80 km (1h05'32"), Didier se lance à la poursuite de Sérès qui résiste à vive allure en faisant activer son entraîneur Saugé.

Une trentaine de mètres sépare les deux hommes de tête, lorsque au cent-trentième tour (86,66 km), Godivier accélère brusquement et passe successivement Sérès et Didier pour revenir à 1 tour 3/4 de ce dernier.

Didier prend alors un tour à Sérès qui décolle et perd également la deuxième place au profit de Godivier. Il reste quinze tours à accomplir, et Sérès éprouve des difficultés à recoller à sa moto tandis que Godivier, revenu à un tour et demi, active de plus en plus.

Didier reste toutefois facilement hors d’atteinte en menant un train d’enfer qui fait tomber le record des 90 km (1h 14'14"1/5).

A ce moment Sérès descend de machine et rentre au quartier des coureurs.

Sept tours à faire : Didier maintient son avance malgré Godivier qui fait tous ses efforts pour rattraper son retard. Larrue abandonne.

Le dernier tour , la cloche ! Didier est champion de France, les 100 km en 1h 22'42"3/5 (record).

Bouquet , tour d’honneur, Marseillaise , Didier est porté en triomphe.

Didier a gagné en grand champion.

Après avoir passé Sérès après le cap des soixante kilomètres , il battit les records des 80, 90 et 100 km.

Sérès, auteur d’un merveilleux début de   course au cours duquel il battit les records des 20 et 30 km , resta dans l’allure après avoir cédé à l’attaque de Didier mais, victime de la lutte entre Didier et Godivier, il décolla et eût dès lors course perdue et abandonna.

Larrue qui apparut fatigué et gêné dans son action dès la mi-course renonça également.

Godivier fit une course splendide malgré l’incident de course survenu vers la mi-parcours qui le vit descendre de machine pour vérifier ses pneumatiques.

Reparti sans perdre une seconde, mais ayant déjà un retard de deux tours sur ses rivaux, Godivier eût sur la fin un retour foudroyant terminant à mille mètres du champion de France qui semblait imbattable.

Derrière Godivier on remarqua la marche très régulière du jeune Fossier et les courses très courageuses de Lavalade, victime de plusieurs crevaisons, de Guignard surmontant une défaillance qui le vit décoller par deux fois, et même s’arrêter un moment devant le pesage, ainsi enfin que du jeune Jubi qui tint à terminer les cent kilomètres.

 

 

 



21/11/2017
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