STAYER-FR PALMARES

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LE PREMIER POUR L'ETERNITE : LAURENS SMITS MEINTJES UN SUD AFRICAIN CHAMPION DU MONDE DE DEMI-FOND

Enfin, toute la vérité sur le premier championnat du Monde de demi-fond …

ou Laurens Smits MEINTJES : le premier, pour l’éternité.

né le 9 juin 1868 à Aberdeen; décédé le 30 mars 1941 à Potgietersrus (République Sud-Africaine)

 

 document "Floris" J.G. Van der Merwe 

 

Eh oui … Il a été le premier … Le premier qui ait inscrit son nom au frontispice glorieux et irisé des joutes mondiales des courses de demi-fond, un vendredi 15 Juin 1893 …

En cette époque qui n’est déjà plus une époque héroïque (le sport cycliste est en plein « boum », aux Etats-Unis d'Amérique comme en Europe depuis le début des années 1890, époque qui coïncide avec l’arrivée du safety bike - vélo à diamètre de roues égales -).

 

En 1893, le demi –fond se court derrière entraîneurs … humains … Et  la dernière décennie du dix-neuvième siècle va voir se succéder des inventions qui vont marquer l'autre  siècle  à venir : l’automobile … la motocyclette … l’aviation …

 

Notre héros, celui que nous célébrons à travers ces lignes, se nomme Laurens Smits Meintjes. Il est  citoyen … Sud Africain … Il a été le premier champion du Monde Sud-Africain tous sports confondus. Un Sud – Africain, premier champion du monde d’une discipline cycliste  : avouez que çà vous épate ! 

 

1893 donc … La ville de Chicago organise sa première exposition universelle … La précédente, celle de Paris, a connu un franc succès, dont la Tour Eiffel restera le témoin  éternel … Seconde ville des Etats-Unis, Chicago est choisie pour accueillir l’ « Exposition Colombienne Mondiale ». Chicago sera la seconde ville américaine , après Philadelphie, à organiser pareil évènement.  Mais là, l’évènement va revêtir un tout autre lustre … Pensez donc, il s’agit de célébrer le quatre centième anniversaire de la « découverte » de l’ Amérique par Christophe Colomb en 1492 …

 

Pour le côté commémoratif, çà commence mal… La «  World's Columbian Exposition » ouvrira ses portes le 1er Mai 1893 seulement … Soit avec sept mois de retard, qui nécessitera pour sauver les apparences l'organisation d'une pré-inauguration le 12 Octobre 1892. L’ Exposition Universelle  s’achèvera le 3 Octobre 1893. Pour mesurer l’importance de l’évènement, deux  chiffres : 70 000 exposants … 27 millions et demi de visiteurs ( !) 

 

Et notre championnat du monde de demi-fond, allez vous me dire ? Eh bien, il se déroulera dans le cadre de cet évènement majeur. Il sera le premier du genre, réunissant exclusivement les coureurs amateurs, organisé sous l’égide de du prédécesseur de l’ U.C.I., l’ International Cycling Association, créée en 1892 … Trois disciplines sont  au programme : le sprint (sur 1 mile, soit 1,609 km), le 10 km et le demi-fond. Pas encore de maillot arc-en-ciel , ce sera pour un peu plus tard : le vainqueur reçevra une médaille d’or. Quant à la piste, elle est à la démesure de l'évènement : 804 mètres et demi de développement, les tournants ont un rayon de soixante-cinq mètres et une largeur de quinze, avec une ligne droite de deux-cents mètres !

La monstrueuse piste de Chicago - document apport  François Bonnin 

  

Notre héros, lui, quitte le sol natal le 12 Avril 1893, à bord du ss Scot.  Il se lance dans l’aventure de ce premier mondial cycliste du haut de ses vingt-cinq années d’existence (il est né le 9 Juin 1868 à Aberdeen, district de Cacadu, province du Cap Oriental, à l’époque nommée Transvaal de nos jours Gauteng  …

 

Ce solide athlète de 1 mètres 83  et quatre-vingt-quatre kilogs, descendant de colons hollandais, a disputé seulement trente-quatre courses depuis ses débuts en 1891 … Et il compte dix-neuf victoires, toutes remportées sur le sol Sud Africain. Et il  quitte la mère patrie pour les Etats-Unis, avec pour seul viatique sa - solide - réputation.

Il n’existe alors même pas de championnat national en Afrique du Sud, et c’est donc à l’issue d’une réunion extraordinaire de son club, le Wanderer's Amateur Cycling Club of Johannesburg, qu’il est décidé qu’il représentera son club, et non son pays, pour les championnats du Monde de Chicago.

 

Mais qu’importe, pour les médias d’outre-atlantique, Meintjes sera Sud Africain, un point c’est tout … Et sa réputation aura vite fait de le précéder … Car sur la route des Etats-Unis, il a prévu de faire escale sur le vieux continent. Il participe à deux réunions en Belgique, avant de s’installer à Londres, en Grande-Bretagne. Et le 15 Juin, premier coup de tonnerre : il établi. sur la piste en bois du  vélodrome de Herne Hill, devant vingt cinq mille personnes, un record des deux miles (3,218 kms) en 4’37’ (soit une moyenne de 41,822 km/h), battant également de trois secondes le record du mile détenu jusque là par l’Américain Walter C. Sanger. Mais notre bonhomme ne s’arrête pas là, et le 4 Juillet, il « explose » tous les records du 11 au 25 miles avec en sus le record de l’heure en parcourant 24 miles et 380 yards (40,8559kms).

 

Il s’affiche dès lors comme un sérieux candidat au titre mondial, même pour les coureurs américains, où la presse annonce déjà que Meintjes représentera son pays à Chicago, pour affronter les meilleurs du moment, à une époque où le cyclisme là-bas vit son plein âge d’or ! Pensez donc, entre 1889 et 1895, l’industrie de la bicyclette y connaît  un boum énorme ! New-York, Chicago notamment sont des pôles industriels du cycle (il existe dans chacune de ces deux villes une « rue du cycle ») et une compétition féroce oppose les marques nationales  Victor, Rambler, Crescent, Columbia ...  En ce temps-là, un engouement sans pareil se manifeste dans toute l’ Amérique pour les courses cyclistes sur route et sur piste …  

 

 

 

 

 

 

 document  "Floris" J.G. Van der Merwe 

 

C’est dans ce contexte que se déroulera le meeting mondial de l’ Exposition Universelle, du 7 au 12 Août 1893. Une piste, en ciment dit de Portland,  a été spécialement édifiée pour la circonstance : longue d’un tiers de mile (soit approximativement 536 mètres !), ce sera le terrain des exploits de notre héros. La presse de l’époque annonce une participation internationale : les Autrichiens August Lehr et Friederich, l'Ecossais Mac Laren,  l’Irlandais Du cros, l'Italien Luigi Canter, le Canadient Hyslop Jr...  Cet improbable casting  international s'évanouira dans les limbes de la semaine précédant le départ de la course.  En fait, les seuls conccurents non-américains sur la ligne de départ seront  Hylsop le Canadien, le Britannique Osmond et Meintjes bien sûr  …

 

Le Samedi 12 Août 1893 sera un jour historique pour le sport Sud Africain, et pour la minorité Boers à laquelle appartient notre champion. Car cette épreuve des cent kilomètres, qui se déroule devant huit mille personnes - le Chicago Ball Grounds peut en  accueillir personnes -, il va d’abord l’emballer avec le Canadien William Hyslop  et l’Anglais Osmond pendant le premier mile, avant que le pas encore légendaire Arthur Augustus Zimmermann, premier prince du sprint de l’histoire, ne mène le train du deuxième au cinquième mile.  L’Américain Linnemann établit ensuite un nouveau record des six miles. Dès lors, Meintjes va prendre la tête et établir un record des 8 miles (12,872kms) en 20’27’’ (37,766km/h). Après 16 miles (25,744kms) restent seulement en lice pour la victoire Meintjes et les Américains Ulbrecht et Baker, qui va bientôt mettre les pouces … Le reste de la course consistera en un mano à mano entre le Sud Africain et l’Américain. Quand ce dernier commencera  à donner des signes de fatigue, et dès lors plus rien ne pourra contrarier la marche triomphale de notre champion vers le titre suprême.

Ulbrecht, le second de Meintjes.

Cette photo pour détromper ceux qui s'imagine que les coureurs de cette époque n'étaient pas des athlètes  

 

Il aura accompli  les 100 kilomètres en 2 h 46’ 12’’ (36,101 km/h de moyenne). Pour ce faire, il aura "tordu" son service d’entraîneurs, et, selon Charles Brown, témoin américain de la course,  son allure sera constamment facile, l'homme n'apparaissant  même pas fatigué  au terme de son exploit. Il considère que la performance de Meintjes en fait le meilleur coureur de fond qu’il ait jamais  vu … Et l’on peut aisément l’en croire, quand on songe que le grand Zimmermann (pour beaucoup le plus grand sprinter de tous les temps) considère lui  Meintjes comme  imbattable sur les longues distances … D’ailleurs, l’accompagnant dans la tournée qui suivra ce championnat du Monde, il n’hésitera pas à le persuader de se spécialiser sur ce type d’épreuves. 

 

Après ce triomphe, notre champion du Monde va sillonner l’ Amérique, aux côtés justement  de Zimmermann. Il va même réaliser l’exploit de le battre à l’occasion d’une épreuve d’un demi-mile ! Très peu de coureurs à cette époque peuvent se flatter d’avoir « «épinglé » le grand « Zim », alors à son zénith, sur ce type de distance … En septembre, le jeudi 14 exactement, à Springfield  Massachussets, le Sud Africain  va définitivement frapper les esprits, en établissant un nouveau record de l’heure avec 26 miles et 107 yards (42,824 km), avec l’aide de ses treize (!) entraîneurs.  Comme à Chicago, il  impressionne ce jour-là les foules, en affichant une facilité sans faille et  une endurance hors du commun …

 

Dans le prolongement de cette tournée américaine triomphante, il quittera le Nouveau Monde pour retourner à la maison, via l’Angleterre -  où le fabricant de vélos Whitworth et les pneumatiques Palmer le traiteront royalement. Et le samedi 24 Novembre 1893, c'est une foule de sportsmen du Cap qui l’accueille lorsque  le « Grantully » arrive au port de Table Bay … Il est accompagné d’une escorte de cyclistes et un dîner de gala sera organisé en son honneur … D’autres réceptions l’attendent … Sa gloire sera même célébrée là bas sous la forme d’une chanson  “ … When he raced at the World’s fair / The ladies sigh and then you cry / And Meintjes winked the other eye / The man who broke the record at Chicago "  Laurens Smitz Meintjes aura été le premier Sud Africain tous sports confondus à ramener un titre et des records à l’Afrique du Sud, et, à forciori, le premier champion du monde de l’histoire de ce pays.

Meintjes - document apport François Bonnin 

 

Très impliqué dans le développement de son sport dans son pays, (il interviendra pour obtenir l’organisation en Afrique du Sud des championnats du Monde 1896), il se retirera pourtant  très tôt du sport actif, dès 1894 … Le développement de ses affaires (il représente les vélos Rudge-Withworth à Port Elisabeth où il établit le siège de l’entreprise, puis au Cap) en est l'honorable cause. Il n’aura pas réalisé son vœu de développer la compétition entre communautés néerlandophone et anglophone et les rencontres internationales sur son sol. Et ce retrait précoce l’aura en fait empêché de devenir un héros éternel du sport Sud Africain.  Et puis la "Guerre des Boers" (1899-1902), à laquelle il participe dans le corps des Cape Town Highlanders  en qualité de lieutenant d'abord, puis dès 1901 en tant que capitaine, va régler ce problème à sa façon.

 

Après le conflit, Laurens Smits Meintjes deviendra fermier au Bostwana. Il vivra jusqu’en 1925 à Potgietersurs  (de nos jours Mokopane), dans le nord de l' Afrique du Sud,  près de la frontière du Zimbabwe. Il y décède le 30 Mars 1941.

 

Les exploits de celui qui restera à jamais le premier sportif Sud Africain auront permis le développement du cyclisme là bas., au point qu’un journal cycliste   proclamera en 1897 que Johannesburg  est la plus grande ville cycliste du monde, devant Paris !

 

Au-delà de ce constat, et avant que la Guerre des Boers ne le fasse brutalement, les exploits de Meintjes auront contribué à leur échelle à l’unification de l’Afrique du Sud, alors divisée entre anglophones et néerlandophones ( Boers). Son souhait, qu’il avait exprimé à son retour des Etats-Unis,  de voir se développer les échanges et rencontres sportives entre communautés et autres pays , ne se réalisera qu’au terme d’une guerre de trois années. Laurens Smits Meintjes aura de toutes façons sorti le sport Sud Africain de son isolement, et ce n’est pas là le moindre de ses mérites. 

 

 


 

Patrick Police, avec l'aide primordiale de :

- "Calumet" du Jura Suisse

- "Floris" J.G. Van der Merwe, l'étudiant sud-africain qui a réalisé la thèse sur Meintjes, fondement de cette présentation

- François Bonnin.

 

 

 

 

 document  "Floris" J.G. Van der Merwe 

 

C’est dans ce contexte que se déroulera le meeting mondial de l’ Exposition Universelle, du 7 au 12 Août 1893. Une piste, en ciment dit de Portland,  a été spécialement édifiée pour la circonstance : longue d’un tiers de mile (soit approximativement 536 mètres !), ce sera le terrain des exploits de notre héros. La presse de l’époque annonce une participation internationale : les Autrichiens August Lehr et Friederich, l'Ecossais Mac Laren,  l’Irlandais Du cros, l'Italien Luigi Canter, le Canadient Hyslop Jr...  Cet improbable casting  international s'évanouira dans les limbes de la semaine précédant le départ de la course.  En fait, les seuls conccurents non-américains sur la ligne de départ seront  Hylsop le Canadien, le Britannique Osmond et Meintjes bien sûr  …

 

Le Samedi 12 Août 1893 sera un jour historique pour le sport Sud Africain, et pour la minorité Boers à laquelle appartient notre champion. Car cette épreuve des cent kilomètres, qui se déroule devant huit mille personnes - le Chicago Ball Grounds peut en  accueillir personnes -, il va d’abord l’emballer avec le Canadien William Hyslop  et l’Anglais Osmond pendant le premier mile, avant que le pas encore légendaire Arthur Augustus Zimmermann, premier prince du sprint de l’histoire, ne mène le train du deuxième au cinquième mile.  L’Américain Linnemann établit ensuite un nouveau record des six miles. Dès lors, Meintjes va prendre la tête et établir un record des 8 miles (12,872kms) en 20’27’’ (37,766km/h). Après 16 miles (25,744kms) restent seulement en lice pour la victoire Meintjes et les Américains Ulbrecht et Baker, qui va bientôt mettre les pouces … Le reste de la course consistera en un mano à mano entre le Sud Africain et l’Américain. Quand ce dernier commencera  à donner des signes de fatigue, et dès lors plus rien ne pourra contrarier la marche triomphale de notre champion vers le titre suprême.

Ulbrecht, le second de Meintjes.

Cette photo pour détromper ceux qui s'imagine que les coureurs de cette époque n'étaient pas des athlètes  

 

Il aura accompli  les 100 kilomètres en 2 h 46’ 12’’ (36,101 km/h de moyenne). Pour ce faire, il aura "tordu" son service d’entraîneurs, et, selon Charles Brown, témoin américain de la course,  son allure sera constamment facile, l'homme n'apparaissant  même pas fatigué  au terme de son exploit. Il considère que la performance de Meintjes en fait le meilleur coureur de fond qu’il ait jamais  vu … Et l’on peut aisément l’en croire, quand on songe que le grand Zimmermann (pour beaucoup le plus grand sprinter de tous les temps) considère lui  Meintjes comme  imbattable sur les longues distances … D’ailleurs, l’accompagnant dans la tournée qui suivra ce championnat du Monde, il n’hésitera pas à le persuader de se spécialiser sur ce type d’épreuves. 

 

Après ce triomphe, notre champion du Monde va sillonner l’ Amérique, aux côtés justement  de Zimmermann. Il va même réaliser l’exploit de le battre à l’occasion d’une épreuve d’un demi-mile ! Très peu de coureurs à cette époque peuvent se flatter d’avoir « «épinglé » le grand « Zim », alors à son zénith, sur ce type de distance … En septembre, le jeudi 14 exactement, à Springfield  Massachussets, le Sud Africain  va définitivement frapper les esprits, en établissant un nouveau record de l’heure avec 26 miles et 107 yards (42,824 km), avec l’aide de ses treize (!) entraîneurs.  Comme à Chicago, il  impressionne ce jour-là les foules, en affichant une facilité sans faille et  une endurance hors du commun …

 

Dans le prolongement de cette tournée américaine triomphante, il quittera le Nouveau Monde pour retourner à la maison, via l’Angleterre -  où le fabricant de vélos Whitworth et les pneumatiques Palmer le traiteront royalement. Et le samedi 24 Novembre 1893, c'est une foule de sportsmen du Cap qui l’accueille lorsque  le « Grantully » arrive au port de Table Bay … Il est accompagné d’une escorte de cyclistes et un dîner de gala sera organisé en son honneur … D’autres réceptions l’attendent … Sa gloire sera même célébrée là bas sous la forme d’une chanson  “ … When he raced at the World’s fair / The ladies sigh and then you cry / And Meintjes winked the other eye / The man who broke the record at Chicago "  Laurens Smitz Meintjes aura été le premier Sud Africain tous sports confondus à ramener un titre et des records à l’Afrique du Sud, et, à forciori, le premier champion du monde de l’histoire de ce pays.

Meintjes - document apport François Bonnin 

 

Très impliqué dans le développement de son sport dans son pays, (il interviendra pour obtenir l’organisation en Afrique du Sud des championnats du Monde 1896), il se retirera pourtant  très tôt du sport actif, dès 1894 … Le développement de ses affaires (il représente les vélos Rudge-Withworth à Port Elisabeth où il établit le siège de l’entreprise, puis au Cap) en est l'honorable cause. Il n’aura pas réalisé son vœu de développer la compétition entre communautés néerlandophone et anglophone et les rencontres internationales sur son sol. Et ce retrait précoce l’aura en fait empêché de devenir un héros éternel du sport Sud Africain.  Et puis la "Guerre des Boers" (1899-1902), à laquelle il participe dans le corps des Cape Town Highlanders  en qualité de lieutenant d'abord, puis dès 1901 en tant que capitaine, va régler ce problème à sa façon.

 

Après le conflit, Laurens Smits Meintjes deviendra fermier au Bostwana. Il vivra jusqu’en 1925 à Potgietersurs  (de nos jours Mokopane), dans le nord de l' Afrique du Sud,  près de la frontière du Zimbabwe. Il y décède le 30 Mars 1941.

 

Les exploits de celui qui restera à jamais le premier sportif Sud Africain auront permis le développement du cyclisme là bas., au point qu’un journal cycliste   proclamera en 1897 que Johannesburg  est la plus grande ville cycliste du monde, devant Paris !

 

Au-delà de ce constat, et avant que la Guerre des Boers ne le fasse brutalement, les exploits de Meintjes auront contribué à leur échelle à l’unification de l’Afrique du Sud, alors divisée entre anglophones et néerlandophones ( Boers). Son souhait, qu’il avait exprimé à son retour des Etats-Unis,  de voir se développer les échanges et rencontres sportives entre communautés et autres pays , ne se réalisera qu’au terme d’une guerre de trois années. Laurens Smits Meintjes aura de toutes façons sorti le sport Sud Africain de son isolement, et ce n’est pas là le moindre de ses mérites. 

 

 


 

Patrick Police, avec l'aide primordiale de :

- "Calumet" du Jura Suisse

- "Floris" J.G. Van der Merwe, l'étudiant sud-africain qui a réalisé la thèse sur Meintjes, fondement de cette présentation

- François Bonnin.

 

 

 

 

 



19/05/2018
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